Une hypothèque inversée consiste à emprunter sur la valeur nette d’une maison : ce n’est ni un revenu de pension ni la vente d’une partie de la propriété. Le propriétaire demeure inscrit au titre de propriété, tandis que le prêteur détient une sûreté inscrite sur la maison. L’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) indique actuellement que les hypothèques inversées s’adressent généralement aux propriétaires de 55 ans ou plus, mais les exigences relatives à l’âge, aux titulaires du titre, à la propriété, à l’occupation de la maison prévue au contrat et à la souscription dépendent du produit et du prêteur.
Des versements réguliers sur le prêt ne sont généralement pas exigés. Les intérêts et les frais financés sont plutôt ajoutés au solde dû, et les intérêts futurs peuvent être calculés sur un solde croissant. Les fonds peuvent être versés en une somme forfaitaire, par étapes ou sous forme d’avances périodiques. Chaque somme reçue constitue un nouvel emprunt, même si elle est versée selon un calendrier qui ressemble à un revenu mensuel.
Le montant approuvé, l’avance brute, le montant net reçu, la dette impayée et la valeur nette restante de la propriété sont des chiffres distincts. Une hypothèque ou une marge de crédit hypothécaire existante peut devoir être remboursée au moyen de l’avance, et certains frais de clôture peuvent être déduits ou financés. Une opération peut donc réduire les versements mensuels prévus tout en remplaçant l’ancienne dette par une hypothèque inversée dont le solde continue d’augmenter.
Les responsabilités du propriétaire demeurent. Les impôts fonciers, l’assurance, l’entretien, les exigences contractuelles d’occupation de la maison et les autres obligations peuvent rester importants même lorsqu’aucun versement régulier sur le prêt n’est exigé. La vente, le déménagement, le décès du dernier emprunteur et le défaut sont des événements courants qui peuvent rendre le prêt exigible, tandis qu’un rajustement du taux peut se produire sans mettre fin au prêt. La convention détermine les définitions, les avis et les délais.
Les avances d’une hypothèque inversée sont le produit non imposable d’un emprunt, et l’ACFC indique actuellement que les sommes empruntées n’ont pas d’incidence sur la Sécurité de la vieillesse (SV) ni sur le Supplément de revenu garanti (SRG). Cette affirmation est étroite : le revenu gagné après le placement des fonds, d’autres programmes et la déductibilité des intérêts peuvent obéir à des règles différentes. Toute protection fondée sur la juste valeur marchande ou contre une valeur nette négative dépend aussi du produit et du contrat. Le compromis central est un allègement actuel des flux de trésorerie ou un accès à des fonds en échange d’une dette garantie croissante et d’une moindre certitude quant à la valeur nette disponible pour un déménagement futur, des besoins de soins ou la succession.
Table des matières
- Emprunter sur la valeur nette, et non recevoir un revenu ou vendre une partie de la maison
- Six montants à distinguer
- Effet des avances, des intérêts et de la capitalisation sur la dette
- Moment des avances et montant net reçu
- Le propriétaire conserve ses responsabilités
- Termes de taux et événements qui rendent le prêt exigible
- Impôt, SV, SRG et limites des garanties
- Flux de trésorerie à la retraite, logement futur et succession
- Comparaison structurelle avec d’autres options de financement du logement
- Particularités du Québec et des autres provinces
- Questions à examiner dans le contrat et les documents juridiques
- Réflexion finale
- Points clés
- Avis importants
Emprunter sur la valeur nette, et non recevoir un revenu ou vendre une partie de la maison
Une hypothèque inversée réunit une convention de prêt et une sûreté sur la maison de l’emprunteur. La convention crée l’obligation de remboursement. Dans les provinces et territoires de common law, une charge hypothécaire garantit cette obligation; au Québec, la sûreté correspondante en droit civil est une hypothèque immobilière. La sûreté confère au prêteur des droits sur l’immeuble si la dette devient exigible et n’est pas remboursée.
Le prêteur n’achète pas la maison, et l’emprunteur ne vend pas une participation dans la propriété. Le propriétaire demeure inscrit au titre, sous réserve de la sûreté inscrite et de la convention. Conserver le titre signifie donc à la fois conserver la propriété et maintenir la maison comme bien donné en garantie.
L’ACFC indique actuellement que les hypothèques inversées s’adressent généralement aux propriétaires de 55 ans ou plus et que la maison donnée en garantie doit normalement être leur résidence principale, ce qui signifie habituellement qu’ils y vivent au moins six mois par année. Dans le présent article, il s’agit d’une exigence contractuelle d’occupation comme résidence principale : la convention peut définir les absences prolongées, les déménagements vers une résidence avec services ou un établissement de soins de longue durée, ainsi que la situation d’un autre emprunteur qui demeure dans la maison. Cette exigence ne détermine pas si l’immeuble remplit les conditions d’une résidence principale aux fins de l’impôt ni s’il est désigné comme telle.

Six montants à distinguer
Les descriptions courantes résument souvent l’opération par une expression comme « utiliser la valeur nette ». Un relevé plus clair distingue six montants :
- Valeur de la maison : la valeur marchande ou évaluée actuelle utilisée dans l’analyse.
- Montant approuvé : le montant maximal que le prêteur est disposé à rendre disponible selon les conditions indiquées. Il s’agit d’une capacité d’emprunt, et non d’une somme déjà reçue.
- Avance brute : le montant effectivement versé à un moment donné.
- Montant net reçu : l’avance brute, moins les dettes garanties remboursées et les frais déduits du produit.
- Dette impayée : le montant dû après les avances, les intérêts courus, les frais financés et les remboursements.
- Valeur nette restante de la propriété : la valeur de la maison moins les hypothèques, les marges de crédit hypothécaires et les autres dettes garanties par la maison. Il s’agit d’un montant au bilan, et non d’une somme garantie ni d’un montant de crédit approuvé.
Le produit net de la vente est un montant distinct : il s’agit de la somme qui reste après le remboursement des dettes garanties et le paiement des frais de vente ou de clôture.
Un pourcentage de la valeur de la maison n’est donc pas la même chose qu’une somme disponible pour les dépenses. Les hypothèques, marges de crédit hypothécaires ou autres dettes inscrites existantes peuvent devoir être remboursées et fermées, et les frais peuvent être payés d’avance, déduits de l’avance ou ajoutés au prêt. L’approbation, le versement des fonds et le bilan sont des étapes distinctes.
Effet des avances, des intérêts et de la capitalisation sur la dette
Selon le produit, les fonds d’une hypothèque inversée peuvent être versés en une seule somme forfaitaire, sous forme d’une première avance suivie d’avances ultérieures, ou en versements périodiques. Les intérêts commencent généralement à courir sur les sommes effectivement avancées, sous réserve de la convention. Les sommes reçues plus tôt demeurent habituellement impayées plus longtemps et ont donc davantage de temps pour accumuler des intérêts.
Lorsqu’aucun versement régulier sur le prêt n’est exigé, les intérêts courus sont généralement ajoutés à la dette. Les intérêts futurs sont alors calculés sur un montant plus élevé. Les frais financés et les avances ultérieures peuvent produire le même effet. Des remboursements volontaires peuvent ralentir ou inverser la croissance du solde, mais les privilèges de remboursement, les exigences de préavis et les frais varient selon le contrat.
L’évolution du solde peut se résumer ainsi : dette finale = dette antérieure + nouvelles avances + intérêts + frais financés - remboursements. Cette identité décrit uniquement la dette. Elle ne prévoit pas la valeur future de la maison et ne détermine pas la valeur nette qui restera.
Trajectoire illustrative : une maison, une dette croissante et une valeur nette qui évolue
Cet exemple suppose une maison dont la valeur demeure constante à 600 000 $, une avance initiale de 100 000 $, un taux annuel effectif de 6 %, aucune avance ultérieure, aucun remboursement et aucuns frais. Les montants sont arrondis au dollar près.
| Délai depuis l’avance | Valeur de la maison (maintenue constante) | Dette hypothécaire inversée | Valeur nette restante |
|---|---|---|---|
| Au départ | 600 000 $ | 100 000 $ | 500 000 $ |
| Après 5 ans | 600 000 $ | 133 823 $ | 466 177 $ |
| Après 10 ans | 600 000 $ | 179 085 $ | 420 915 $ |
| Après 15 ans | 600 000 $ | 239 656 $ | 360 344 $ |
Calcul : 100 000 $ × (1,06)^nombre d’années, arrondi au dollar près. L’illustration montre la capitalisation des intérêts : la dette augmente de plus qu’un montant annuel simple parce que les intérêts sont ajoutés à un solde de plus en plus élevé. La valeur réelle de la maison peut augmenter ou diminuer, et les contrats peuvent prévoir une capitalisation, des frais, des rajustements de taux, des avances et des règles de remboursement différents. Le tableau présente la valeur nette restante avant les frais de vente. Le produit net d’une vente future tiendrait aussi compte des frais de transaction et de toute autre somme alors payable.
Moment des avances et montant net reçu
Échelonner les avances peut réduire la période pendant laquelle les sommes reçues plus tard accumulent des intérêts. Cela ne garantit pas que les fonds futurs resteront disponibles aux mêmes conditions. Les avances ultérieures peuvent être assujetties à des montants minimaux, à des frais d’opération, à une nouvelle évaluation de la propriété ou de l’emprunteur, à un taux différent ou à d’autres conditions prévues dans la convention.
Un montant approuvé ou une avance brute peut aussi exagérer les liquidités disponibles pour le ménage. L’exemple suivant, en dollars canadiens, suppose une avance initiale brute de 250 000 $. Le prêteur exige le remboursement et la fermeture d’une hypothèque existante de 90 000 $ et d’une marge de crédit hypothécaire de 25 000 $, tandis que 4 000 $ de frais de clôture illustratifs sont déduits du produit.
Illustration du passage de l’avance brute au montant net reçu
| Élément | Montant illustratif |
|---|---|
| Avance initiale brute | 250 000 $ |
| Hypothèque existante remboursée | -90 000 $ |
| Marge de crédit hypothécaire existante remboursée | -25 000 $ |
| Frais de clôture déduits | -4 000 $ |
| Montant net reçu | 131 000 $ |
L’avance brute et le montant net reçu ne sont pas interchangeables. Si certains frais sont financés plutôt que déduits, le montant net reçu peut être plus élevé, mais la dette initiale l’est aussi. Utiliser le produit pour rembourser une dette assortie de versements prévus peut réduire la pression sur les flux de trésorerie actuels, mais l’ancienne dette a été remplacée plutôt qu’éliminée.
Le propriétaire conserve ses responsabilités
L’absence de versement régulier exigé sur le prêt n’élimine pas les coûts et responsabilités ordinaires liés à la propriété. Selon la convention, les obligations continues peuvent comprendre :
- Occupation : utiliser la propriété comme résidence principale aux termes de la convention et respecter les règles applicables aux absences prolongées ou aux déménagements.
- Impôts fonciers : payer à échéance les taxes municipales et les autres montants liés à la propriété.
- Assurance : maintenir la couverture exigée par la convention.
- Entretien : maintenir la propriété en bon état raisonnable et corriger les situations qui peuvent compromettre la garantie.
- Preuves et avis : fournir les documents demandés et signaler les événements exigés par le contrat.
Un versement mensuel manqué n’est donc pas le seul défaut possible. Le défaut de maintenir l’assurance, de payer les impôts fonciers, de respecter les conditions contractuelles d’occupation de la maison ou de remplir une autre obligation importante peut entraîner de graves conséquences, y compris l’exercice de recours contre la maison. Les droits, les avis et les délais pour remédier au défaut dépendent de la convention et du droit applicable.
Termes de taux et événements qui rendent le prêt exigible
Une hypothèque inversée peut comporter un taux fixe ou variable pour un terme déterminé. Le taux peut être rajusté ou changer pendant que le prêt demeure en vigueur. Le terme applicable au taux est donc différent d’un événement de remboursement : le premier modifie les conditions d’intérêt, tandis que le second peut rendre la totalité de la dette exigible.
L’ACFC désigne la vente, le déménagement, le décès du dernier emprunteur et le défaut comme des événements courants qui déclenchent le remboursement. Le contrat détermine la définition précise de chaque événement, les avis requis, le délai accordé pour rembourser, les intérêts après l’exigibilité, les procédures d’évaluation et de vente ainsi que les frais d’exécution. Un déménagement dans une résidence avec services, une résidence pour personnes retraitées ou un établissement de soins de longue durée peut être traité différemment selon sa durée et selon qu’un autre emprunteur demeure dans la maison.
Le calendrier de la succession mérite une attention distincte. Le délai de remboursement imposé par le prêteur peut arriver avant la fin de l’administration ordinaire de la succession ou avant qu’une propriété puisse être mise en marché et vendue de manière ordonnée. L’autorité d’agir, l’accès à l’information, l’évaluation, les liquidités et le processus de vente peuvent donc devenir importants au même moment.
Impôt, SV, SRG et limites des garanties
Les avances d’une hypothèque inversée sont le produit d’un emprunt, et non un revenu imposable. L’ACFC indique actuellement que les sommes empruntées n’ont pas d’incidence sur la SV ni sur le SRG. L’expression « produit d’emprunt non imposable » est plus précise; présenter les avances comme un « revenu de retraite libre d’impôt » brouille la distinction entre revenu et dette.
Cette affirmation ne couvre pas toutes les conséquences ultérieures. Le revenu gagné après le placement du produit peut influer sur l’impôt et sur les programmes fondés sur le revenu. Les programmes provinciaux ou territoriaux peuvent employer des définitions différentes. La déductibilité des intérêts dépend de l’utilisation directe et actuelle des fonds empruntés ainsi que des règles fiscales applicables, et non simplement du fait que la maison garantit le prêt. La condition d’occupation prévue par l’hypothèque inversée n’établit ni le statut de résidence principale aux fins de l’impôt ni le droit à l’exemption pour résidence principale.
Certains produits décrivent une protection fondée sur la juste valeur marchande ou contre une valeur nette négative. La portée exacte de la protection, ses conditions et exclusions, la méthode d’évaluation, le processus de vente, le traitement des frais et des intérêts après l’exigibilité, ainsi que l’effet d’un manquement sont régis par la convention. Il ne faut pas l’interpréter comme une promesse universelle ou illimitée.
Flux de trésorerie à la retraite, logement futur et succession
Une hypothèque inversée peut modifier les flux de trésorerie actuels sans éliminer la dette. Utiliser le produit pour rembourser une hypothèque conventionnelle ou une marge de crédit hypothécaire peut supprimer des versements prévus, mais les anciens soldes sont remplacés par un prêt garanti qui peut se capitaliser. L’effet sur les versements et l’effet sur le bilan doivent être présentés séparément.
- Durée de détention : un solde laissé impayé pendant de nombreuses années peut coûter sensiblement plus cher que la même avance remboursée plus tôt.
- Moment des avances : emprunter avant d’avoir besoin des fonds peut entraîner des intérêts sur des liquidités inutilisées, tandis que compter sur des avances ultérieures soulève des questions de disponibilité, de frais et de taux.
- Logement et soins futurs : une dette garantie plus élevée peut laisser moins de ressources pour des travaux d’accessibilité, une résidence avec services, des soins de longue durée, un loyer ou une autre habitation.
- Administration de la succession : la succession peut avoir besoin d’une autorité d’agir, de liquidités, d’une évaluation et d’un processus de vente dans le délai contractuel du prêteur. La valeur nette restante est un résultat, et non un héritage promis.
- Incertitude quant à la valeur de la maison : la trajectoire de la dette et celle de la valeur de la propriété sont distinctes. La valeur peut augmenter, rester stable ou diminuer; on ne peut pas supposer que l’appréciation dépassera la capitalisation des intérêts.
- Attentes et pressions familiales : les titulaires du titre, les conjoints, les mandataires, les héritiers et les proches aidants peuvent avoir des intérêts différents. Un examen indépendant peut aider à distinguer la compréhension du propriétaire des pressions commerciales ou familiales.

Comparaison structurelle avec d’autres options de financement du logement
La comparaison suivante décrit de grandes structures sans classer les options. Les modalités du produit, l’admissibilité, l’impôt, les coûts de transaction et les besoins du ménage peuvent modifier le résultat.
| Structure | Effet actuel sur les flux de trésorerie | Dette, valeur nette et échéancier |
|---|---|---|
| Hypothèque inversée | Des fonds peuvent être avancés sans versement régulier exigé sur le prêt, sous réserve de la convention. | Crée une dette garantie par la maison qui augmente souvent; la vente, le déménagement, le décès ou le défaut peuvent la rendre exigible. |
| Marge de crédit hypothécaire | Crédit réutilisable assorti d’un paiement minimal obligatoire qui peut se limiter aux intérêts. | Le solde peut augmenter, rester stable ou diminuer; les sommes remboursées peuvent être empruntées de nouveau. |
| Hypothèque conventionnelle | Avance déterminée assortie de versements prévus de capital et d’intérêts. | Normalement conçue pour s’amortir; le taux, le terme, le renouvellement et les règles de remboursement anticipé en déterminent la trajectoire. |
| Vendre ou réduire la taille de la propriété | La vente transforme la propriété en produit net; les coûts du logement de remplacement continuent. | Les dettes garanties et les coûts de transaction sont payés à même le produit de la vente; un déménagement et une nouvelle forme de logement suivent. |
Il s’agit d’une comparaison structurelle, et non d’une recommandation ni d’un modèle de coûts complet. Une hypothèque inversée n’est pas simplement une marge de crédit hypothécaire sans versement : les produits peuvent différer sur le plan de l’admissibilité, de la structure des avances, des exigences de paiement, de l’accumulation des intérêts, des événements d’exigibilité et du calendrier de la succession. Les mécanismes détaillés des hypothèques conventionnelles et des marges de crédit hypothécaires sont expliqués dans l’article connexe.
Particularités du Québec et des autres provinces
Au Québec, la sûreté sur l’immeuble est une hypothèque immobilière. L’article 2693 du Code civil exige qu’elle soit constituée par acte notarié en minute. La publication au Registre foncier et la radiation ultérieure sont des étapes distinctes. L’emprunteur doit rembourser le prêt; l’hypothèque garantit cette obligation sur l’immeuble. Le remboursement de la dette ne fait pas disparaître à lui seul le droit inscrit. Une quittance constate que les sommes dues ont été acquittées, tandis qu’une radiation retire la sûreté du registre.
Les protections relatives à la résidence familiale, la participation d’un conjoint ou partenaire, les changements au titre, la représentation après une inaptitude et l’autorité après un décès peuvent dépendre de la province ou du territoire et des faits. Au Québec, la résidence familiale est une notion de protection relevant du droit de la famille. Elle est distincte de la définition d’occupation du prêteur et de la désignation d’une résidence principale aux fins de l’impôt. Les autres provinces et territoires ont leurs propres régimes relatifs à la résidence familiale, aux biens familiaux, au titre et aux recours. Les documents d’autorisation doivent être examinés en fonction de l’acte à accomplir et des exigences de preuve du prêteur. Au Québec, un mandat de protection n’a aucun effet tant qu’il n’a pas été homologué par le tribunal; le mandat et le jugement doivent ensuite être examinés pour déterminer si le mandataire peut conclure l’opération en cause. Dans une autre province ou un autre territoire, une procuration ou une nomination relative à la succession n’établit pas non plus automatiquement que le prêteur reconnaîtra tous les actes demandés.
L’identité du fournisseur et de l’organisme de réglementation importe également. Les banques sous réglementation fédérale sont assujetties aux règles fédérales de divulgation, de traitement des plaintes et de conduite interdite, notamment aux interdictions de profiter d’une personne, d’exercer des pressions indues, de contraindre ou de fournir des renseignements faux ou trompeurs. Ces protections ne s’appliquent pas nécessairement de la même façon à chaque courtier, prêteur privé, caisse populaire ou institution sous réglementation provinciale.
Questions à examiner dans le contrat et les documents juridiques
Le contrat et les documents juridiques connexes peuvent répondre à plusieurs questions distinctes :
- Taux et capitalisation : quel est le taux d’intérêt annuel, est-il fixe ou variable, comment les intérêts sont-ils capitalisés et quand le taux peut-il changer?
- Approbation et versement des fonds : quels sont le montant approuvé, l’avance initiale brute, le montant net disponible et la dette initiale après les frais financés?
- Dettes garanties existantes : quelles hypothèques, marges de crédit hypothécaires, privilèges ou autres sommes garanties doivent être remboursés et fermés?
- Avances ultérieures : quels montants minimaux, frais, conditions et modalités de taux s’appliquent, et l’accès futur est-il garanti?
- Frais : quels coûts sont payés d’avance, déduits du produit ou ajoutés à la dette?
- Remboursement volontaire : quels privilèges de paiement et de remboursement intégral anticipé s’appliquent, et quels frais varient selon l’année ou l’événement?
- Événements d’exigibilité : comment la convention définit-elle la vente, le transfert, le déménagement, l’absence prolongée, le séjour en établissement de soins, le décès et le défaut?
- Délais et exécution : quels avis, délais pour remédier au défaut, délais de remboursement, intérêts après l’exigibilité et frais d’exécution s’appliquent?
- Obligations continues : quelles obligations relatives aux impôts fonciers, à l’assurance, à l’entretien, à l’inspection, aux preuves et à l’occupation de la maison prévue au contrat demeurent?
- Protection de la valeur : que couvre, exclut et exige toute clause fondée sur la juste valeur marchande ou contre une valeur nette négative?
- Personnes et autorité : qui doit être emprunteur, coemprunteur, titulaire du titre ou conjoint consentant, et qui peut agir après une inaptitude ou un décès?
- Examen juridique ou notarial indépendant : est-il exigé, qui choisit et rémunère le professionnel, et l’examen porte-t-il sur le titre, la situation du conjoint ou du coemprunteur, les événements d’exigibilité, le remboursement anticipé, les clauses de protection de la valeur, la représentation en cas d’inaptitude ou de décès, l’inscription de la sûreté et le calendrier de la succession?
- Fournisseur et plaintes : qui est juridiquement le prêteur, qui le courtier représente-t-il, quel organisme de réglementation s’applique et où une plainte peut-elle être portée à l’étape suivante?
Les réponses peuvent se trouver dans la déclaration d’information, la convention de prêt, les documents de sûreté, l’évaluation, le barème de frais et les documents juridiques ou notariés. L’administration du produit, les droits juridiques, le traitement fiscal et l’autorité de la succession sont des questions distinctes qui peuvent nécessiter des sources d’explication différentes.

Réflexion finale
Une hypothèque inversée modifie le calendrier d’une dette liée au logement plutôt que de transformer sans coût la valeur nette de la maison en revenu. Elle peut fournir des liquidités ou supprimer des versements de prêt prévus aujourd’hui, tandis que les intérêts, les frais financés et les avances ultérieures s’accumulent en arrière-plan contre la maison.
La comparaison utile ne porte donc pas seulement sur un taux ni sur une réponse simplifiée à la question « rester ou vendre ». Elle porte sur les liens entre le montant net reçu, la croissance du solde, les obligations continues liées à la propriété, les événements qui rendent la dette exigible, la souplesse résidentielle future et la valeur nette qui pourrait rester. Ces liens dépendent de la convention, de la durée de détention, de l’évolution de la valeur de la propriété et du contexte juridique applicable.
Points clés
- Une hypothèque inversée est un prêt garanti par la maison. Le propriétaire conserve le titre; le prêteur détient une sûreté inscrite.
- Le montant approuvé, l’avance brute, le montant net reçu, la dette impayée et la valeur nette restante de la propriété sont des chiffres distincts.
- Les intérêts et les frais financés peuvent être ajoutés au solde; l’absence de versement régulier sur le prêt ne signifie donc pas l’absence de coût d’emprunt.
- La vente, le déménagement, le décès du dernier emprunteur et le défaut sont des événements courants qui peuvent rendre le prêt exigible, mais le contrat en définit les déclencheurs et les délais précis.
- Les impôts fonciers, l’assurance, l’entretien, l’occupation de la maison prévue au contrat et les autres obligations peuvent demeurer importants pendant toute la durée du prêt.
- Un allègement des versements peut coexister avec une dette croissante. La souplesse future en matière de logement, de soins et de succession dépend à la fois de la trajectoire de la dette et de celle de la valeur de la maison.
- Le produit du prêt n’est pas un revenu imposable, et l’ACFC indique actuellement qu’il n’a pas d’incidence sur la SV ni sur le SRG; les conclusions plus larges concernant l’impôt, les prestations et les garanties exigent un examen plus ciblé.
Avis importants
Cet article est fourni à des fins éducatives. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal, juridique, comptable, de placement, de retraite, successoral, de crédit, hypothécaire, d’assurance ni aucun autre conseil professionnel. Il explique des mécanismes courants, des compromis et des questions à examiner; il ne recommande ni ne condamne une hypothèque inversée, ne détermine pas l’admissibilité ou un montant d’emprunt approprié, ne compare pas les prêteurs et ne décide pas s’il est préférable d’emprunter, de vendre ou de réduire la taille de la propriété.
Tous les exemples monétaires utilisent des montants hypothétiques en dollars canadiens et des hypothèses simplifiées. Le taux de 6 % est illustratif et ne constitue pas un taux de marché actuel. Sauf indication contraire, les exemples excluent la capitalisation propre au produit, les variations de taux, les frais, les avances supplémentaires, les remboursements volontaires, l’impôt, les frais de vente ainsi que les intérêts ou frais après un événement d’exigibilité.
La convention applicable, les documents d’information, l’inscription de la sûreté et les sources officielles à jour font autorité. La disponibilité des produits, les règles d’âge et d’occupation de la maison prévues au contrat, les coûts, les méthodes d’avance, les événements de remboursement, les garanties, les exigences relatives aux conjoints ou titulaires du titre, les procédures juridiques, la réglementation et les voies de plainte peuvent varier selon le fournisseur et la province ou le territoire.