La répartition de l’actif décrit comment l’argent est réparti entre différents placements. La diversification demande plutôt si ces placements dépendent des mêmes facteurs. Plusieurs fonds, comptes ou catégories d’actif peuvent quand même concentrer le portefeuille dans quelques entreprises, secteurs, marchés ou devises. Il faut donc commencer par les placements sous-jacents, et non par le nombre de produits.

La diversification peut réduire la dépendance envers un émetteur ou une partie du marché, sans éliminer tous les résultats défavorables. Elle n’exige pas qu’un placement monte chaque fois qu’un autre baisse. Plusieurs placements peuvent perdre de la valeur ensemble, et la diversification ne promet ni rendement positif ni répartition convenant à une personne en particulier.

La volatilité n’est qu’une dimension du risque de placement. Les fluctuations de prix comptent, mais aussi la perte permanente, la difficulté d’accéder à l’argent, l’inflation et l’obligation de vendre à un moment défavorable. Une baisse n’a pas les mêmes conséquences pour une somme requise le mois prochain que pour une somme destinée à des dépenses dans plusieurs années. La volonté d’accepter l’incertitude diffère aussi de la capacité financière d’absorber une perte.

Un rendement pondéré combine les pourcentages du portefeuille et des hypothèses de rendement. Il peut montrer comment une donnée modifie une estimation, mais il n’établit pas à lui seul la diversification, les pertes futures possibles ou la pertinence du portefeuille. Une analyse utile passe de la composition aux expositions sous-jacentes, puis à la façon dont les placements peuvent évoluer ensemble et enfin au but servi par l’argent.