Le risque de séquence signifie que l’ordre des rendements de placement peut compter lorsque des retraits sont effectués. Deux portefeuilles peuvent connaître le même ensemble de rendements annuels sur une période, mais dans un ordre différent. Lorsque de l’argent est retiré en cours de route, le résultat final peut différer parce que les retraits interagissent avec les valeurs de marché.
La distinction essentielle est le flux de trésorerie. S’il n’y a ni cotisations ni retraits, l’ordre des mêmes rendements annuels ne change pas la valeur finale. Le risque de séquence apparaît parce que le portefeuille est utilisé en même temps qu’il demeure investi. Les actifs retirés après de faibles rendements au début ne sont plus disponibles pour participer pleinement à une reprise ultérieure.
Le risque de séquence est généralement le plus visible pendant les années qui précèdent et suivent immédiatement le départ à la retraite. Un recul des marchés avant la retraite peut réduire le portefeuille de départ, tandis qu’un recul peu après le début de la retraite peut combiner des valeurs de marché plus faibles avec des retraits. Cela ne signifie pas que des marchés faibles causent automatiquement l’échec d’un plan de retraite; cela signifie que le moment où les rendements surviennent est une hypothèse qui mérite d’être testée.
Le revenu de retraite au Canada provient souvent d’une combinaison de sources. Le RPC/RRQ, la SV, les régimes de retraite d’employeur et les rentes peuvent réduire la dépendance envers les retraits de placements exposés au marché, tandis que les REER/FERR, les FRV, les CELI et les comptes non enregistrés créent des considérations différentes en matière d’impôt, de liquidité et de règles de compte. La partie des dépenses qui doit être financée par des actifs exposés au marché est habituellement celle qui est la plus exposée au risque de séquence.
Le risque de séquence ne peut pas être éliminé par un seul produit, un seul ordre de comptes ou une règle générale. Il peut être examiné au moyen de leviers de planification comme le taux de retrait, la souplesse des dépenses, les réserves de trésorerie, la répartition de l’actif, les sources de revenu plus stables, l’ordre d’utilisation des comptes et la révision régulière. Une projection utile ne tente pas de prédire la séquence exacte des rendements; elle demande comment le plan se comporte si des rendements faibles surviennent tôt.
Table des matières
- Introduction
- Ce qu’est le risque de séquence
- Pourquoi la séquence ne compte pas de la même façon sans retraits
- Un exemple simplifié
- Pourquoi le début de la retraite peut être particulièrement sensible
- Facteurs qui influencent l’exposition
- Contexte canadien du revenu de retraite
- Comment tester le risque de séquence au moyen de tests de résistance
- Idées reçues courantes
- Conclusion
- Points clés
Introduction
De nombreuses discussions sur la planification de la retraite portent sur les rendements de placement. Les moyennes à long terme, les rendements historiques et les taux de croissance attendus sont faciles à comparer; il peut donc sembler raisonnable de penser que des rendements à long terme semblables devraient produire des résultats de retraite semblables.
Cette hypothèse devient incomplète dès que les retraits commencent.
Pour un portefeuille qui finance des dépenses, le moment où les rendements surviennent peut compter autant que le rendement à long terme lui-même. Une personne retraitée qui subit de faibles rendements tôt peut devoir retirer des fonds d’un portefeuille plus petit avant qu’il ait eu le temps de se rétablir. Une autre personne qui connaît les mêmes années de rendement dans un ordre différent peut obtenir un résultat différent, parce que la croissance arrive avant les années plus faibles.
C’est ce qu’on appelle le risque de séquence des rendements, souvent abrégé en risque de séquence. Il ne s’agit pas d’une prédiction selon laquelle les marchés baisseront à un moment précis. Il s’agit plutôt d’un rappel que les projections de retraite devraient examiner le parcours des rendements, et non seulement le rendement moyen.
Une projection est utile lorsqu’elle rend cette relation visible. Le but n’est pas d’identifier une règle de retrait ou une approche de placement qui serait correcte pour tout le monde. Le but est de comprendre comment les dépenses, les retraits, les rendements du marché, les impôts, l’inflation, un revenu plus prévisible et la souplesse interagissent selon les hypothèses indiquées.
Ce qu’est le risque de séquence
Le risque lié à la séquence des rendements est la possibilité que l’ordre dans lequel les rendements de placement se produisent influence les résultats à la retraite.
La façon la plus claire de décrire le concept n’est pas simplement de dire que deux personnes retraitées ont des rendements moyens identiques. Le mot « moyenne » peut désigner une moyenne arithmétique, une moyenne géométrique ou le même rendement composé sur une période. L’explication la plus utile est que deux personnes peuvent connaître le même ensemble de rendements annuels, mais dans un ordre différent.
Lorsqu’aucun argent n’est ajouté ou retiré, l’ordre de ces rendements ne modifie pas la valeur finale. La multiplication donne le même résultat quel que soit l’ordre. Un portefeuille qui obtient -15 %, -10 %, +8 %, +8 % et +8 % termine avec la même valeur qu’un portefeuille qui obtient les mêmes cinq rendements annuels dans l’ordre inverse, en supposant qu’il n’y ait aucun flux de trésorerie.
Les retraits changent le résultat. Lorsque des retraits surviennent après de faibles rendements au début, le portefeuille peut avoir moins d’actifs disponibles pour se rétablir. Lorsque les rendements plus élevés arrivent d’abord, le portefeuille peut croître avant l’arrivée des années plus faibles. Les rendements peuvent être le même ensemble, mais les retraits se font à partir de soldes différents.
C’est pourquoi le risque de séquence diffère du risque général d’obtenir des rendements plus faibles. Le risque de rendement plus faible demande si les rendements sont inférieurs aux attentes. Le risque de séquence demande si le moment des rendements est défavorable pendant que le portefeuille finance aussi des retraits.
Pourquoi la séquence ne compte pas de la même façon sans retraits
La distinction liée aux flux de trésorerie est le pont qui rend le risque de séquence plus facile à comprendre.
Pendant les années d’accumulation, un ménage peut continuer d’ajouter de l’argent à un portefeuille. Les baisses de marché peuvent rester inconfortables et peuvent encore réduire la richesse future, mais les cotisations continues peuvent acheter des actifs à des prix plus faibles et le portefeuille peut avoir le temps de se rétablir avant le début des retraits.
Pendant la retraite, la direction des flux de trésorerie change souvent. Au lieu que les cotisations entrent dans le portefeuille, des retraits en sortent pour financer les dépenses. Si ces retraits ont lieu lorsque les valeurs d’actifs sont déprimées, les actifs vendus ou retirés ne restent plus investis pour profiter d’une reprise ultérieure.
Le problème n’est donc pas seulement de savoir si les marchés baissent. Le problème est de savoir si des retraits sont nécessaires pendant que le portefeuille subit ces baisses. C’est le mécanisme central qui rend le risque de séquence particulièrement pertinent pendant le décaissement.
| Situation | Pourquoi l’ordre des rendements compte moins ou davantage |
|---|---|
| Aucun retrait ni aucune cotisation | Le même ensemble de rendements annuels produit la même valeur finale, quel que soit l’ordre. Le portefeuille n’est pas utilisé pour financer des dépenses en cours de route. |
| Des retraits sont effectués | Le même ensemble de rendements annuels peut produire des valeurs finales différentes parce que les retraits retirent des actifs à différents moments du parcours des rendements. |
| Des cotisations sont versées | L’ordre peut encore compter, mais le mécanisme diffère parce que des liquidités sont ajoutées plutôt que retirées. Les cotisations après des baisses de marché peuvent acheter davantage d’actifs. |
Un exemple simplifié
Le tableau ci-dessous utilise un exemple simplifié sur cinq ans. Les deux scénarios utilisent le même portefeuille de départ et le même ensemble de rendements annuels. La seule différence est l’ordre dans lequel ces rendements surviennent.
| Exemple simplifié sur cinq ans | Rendements faibles au début | Rendements faibles plus tard |
|---|---|---|
| Portefeuille de départ | 1 000 000 $ | 1 000 000 $ |
| Ordre des rendements annuels | -15 %, -10 %, +8 %, +8 %, +8 % | +8 %, +8 %, +8 %, -10 %, -15 % |
| Valeur finale sans retrait | 963 680 $ | 963 680 $ |
| Valeur finale avec un retrait de 50 000 $ à la fin de chaque année | 681 687 $ | 747 005 $ |
| Point pédagogique | Même ensemble de rendements, résultat plus faible parce que les retraits surviennent après de faibles rendements au début. | Même ensemble de rendements, résultat plus élevé parce que la croissance survient avant les rendements faibles. |
Hypothèses : rendements annuels simplifiés; retraits effectués à la fin de chaque année; aucun impôt, frais, inflation, dépôt ou règle de compte. Cet exemple est fourni à des fins éducatives seulement. Il ne s’agit pas d’une recommandation, d’une prévision ou d’une stratégie de revenu de retraite.
La ligne sans retrait montre pourquoi le rendement moyen ou composé à lui seul peut faire manquer l’essentiel. La ligne avec retraits montre pourquoi le moment des rendements compte lorsque le portefeuille finance les dépenses. Le même ensemble de rendements peut produire un solde final plus faible ou plus élevé selon que les rendements faibles surviennent avant ou après que les retraits ont déjà retiré des actifs.
Pourquoi le début de la retraite peut être particulièrement sensible
Le risque de séquence est souvent abordé au début de la retraite parce que les années qui précèdent et suivent immédiatement le départ à la retraite peuvent être particulièrement importantes.
Avant la retraite, une baisse des marchés peut réduire la valeur du portefeuille à partir duquel la retraite commence. Après le début de la retraite, la même baisse peut être combinée avec des retraits. Le ménage peut passer d’une phase d’épargne à une phase de retrait, ce qui laisse moins de marge d’erreur au portefeuille précisément au moment où la direction des flux de trésorerie change.
Cette période est parfois appelée la décennie fragile. Le terme est utile parce qu’il met l’accent sur le moment plutôt que sur l’âge seulement. La sensibilité peut commencer avant la date de retraite et se poursuivre pendant les premières années de retraits.
Il ne faut toutefois pas exagérer le concept. Une séquence défavorable au début ne signifie pas automatiquement qu’un plan de retraite échoue. Un revenu plus prévisible, des retraits plus faibles, la souplesse des dépenses, les réserves de trésorerie, la structure des comptes et les rendements futurs des marchés peuvent tous influencer le résultat. Le point principal est qu’une baisse précoce mérite d’être testée explicitement plutôt que d’être masquée dans une seule hypothèse de rendement moyen lisse.
Facteurs qui influencent l’exposition
Le risque de séquence ne peut pas être géré au moyen d’une seule règle universelle. Il dépend de la façon dont les retraits, les dépenses, les placements, les impôts, les sources de revenu et les habitudes de révision interagissent. Le tableau ci-dessous décrit des leviers de planification courants en termes éducatifs.
| Levier | Objectif éducatif | Mise en garde |
|---|---|---|
| Taux de retrait | Montre la pression exercée par les retraits sur les actifs exposés au marché. | Il n’existe pas de taux de retrait sûr universel convenant à tous les ménages. |
| Souplesse des dépenses | Montre si les dépenses discrétionnaires peuvent s’ajuster pendant les périodes de marché faible. | Tous les ménages ne peuvent pas réduire leurs dépenses essentielles. |
| Réserve de trésorerie ou à court terme | Peut réduire le besoin de vendre immédiatement des actifs volatils pendant une baisse. | Un niveau trop élevé de liquidités peut accroître le risque d’inflation et le coût d’opportunité. |
| Répartition de l’actif et rééquilibrage | Influencent la volatilité, le potentiel de reprise et la fiabilité du revenu. | Une volatilité plus faible ne signifie pas automatiquement une durabilité plus élevée. |
| Sources de revenu plus prévisible | Le RPC/RRQ, la SV, les régimes de retraite d’employeur ou les rentes peuvent réduire la dépendance aux retraits du portefeuille. | Les garanties, l’indexation, les modalités de survivant, la liquidité et les coûts diffèrent. |
| Ordre fiscal et ordre des comptes | Différents comptes peuvent produire des résultats différents en matière de liquidités, d’impôt et de prestations. | Un impôt plus faible dans une année n’est pas la même chose qu’une résilience des flux de trésorerie sur toute la durée de vie. |
| Révision régulière | Met à jour la projection lorsque les faits, les marchés, les dépenses ou les règles changent. | La projection initiale ne devrait pas être traitée comme permanente. |
Contexte canadien du revenu de retraite
Au Canada, le risque de séquence touche généralement la partie des dépenses de retraite qui dépend d’actifs exposés au marché. Un ménage dont les dépenses essentielles sont principalement couvertes par un revenu plus prévisible peut vivre une baisse de marché différemment d’un ménage qui doit vendre des placements chaque année pour financer la plupart de ses dépenses.
C’est pourquoi l’empilement des sources de revenu de retraite compte. Les pensions publiques, les régimes de retraite d’employeur, les comptes enregistrés, les comptes immobilisés, les CELI, les placements non enregistrés et les rentes ne se comportent pas de la même façon. Leur traitement fiscal, leurs règles de calendrier, leur liquidité, leur protection contre l’inflation et leur exposition aux marchés diffèrent.
| Élément canadien | Lien avec le risque de séquence | Traitement dans l’article |
|---|---|---|
| RPC/RRQ et SV | Un revenu de pension publique plus stable peut réduire le montant qui doit être retiré des actifs de marché. | Le mentionner comme revenu pouvant réduire la dépendance aux retraits du portefeuille; éviter les recommandations de calendrier. |
| Régime de retraite d’employeur à prestations déterminées | Une pension prévisible peut couvrir des dépenses essentielles et réduire la pression de vendre des actifs pendant les baisses de marché. | L’expliquer fonctionnellement; les détails du régime, l’indexation et les modalités de survivant comptent toujours. |
| REER/FERR | Les retraits sont généralement imposables; les paiements minimaux d’un FERR peuvent créer un flux de trésorerie même lorsque les marchés sont faibles. | Faire le lien avec les règles de retrait minimal d’un FERR et le traitement fiscal sans prescrire un ordre des comptes. |
| CRI/FRV ou autres fonds immobilisés | Les FRV et les véhicules semblables peuvent avoir des règles de retrait minimal et maximal selon la juridiction de pension. | Les présenter comme une contrainte liée aux règles de compte; les règles courantes propres à la juridiction doivent être vérifiées. |
| CELI | Peut fournir des liquidités sans créer de revenu imposable, mais son utilisation réduit aussi une réserve flexible. | Le décrire comme une source de flexibilité, et non comme une solution automatique. |
| Comptes non enregistrés | La vente de placements peut réaliser des gains ou des pertes en capital; les intérêts et les dividendes ont un traitement fiscal différent. | Mentionner la liquidité et la nature fiscale plutôt que de traiter toutes les ventes comme du revenu imposable. |
| SV/SRG et impôt | Les retraits imposables peuvent influencer l’exposition aux prestations ou les flux de trésorerie après impôt. | Le mentionner comme interaction; ne pas intégrer de seuils dans cet article. |
La question pratique n’est pas de savoir si le risque de séquence existe isolément. Elle est de savoir quelle part des dépenses doit provenir d’actifs exposés aux rendements du marché, quels autres revenus sont disponibles, et comment les impôts et les règles de compte influencent les retraits nécessaires.
Comment tester le risque de séquence au moyen de tests de résistance
Une projection utile ne devrait pas seulement tester un rendement moyen lisse. Elle devrait aussi demander ce qui se passe si des rendements faibles surviennent près du début de la retraite, si l’inflation est plus élevée pendant plusieurs années, si les frais sont plus élevés que prévu, si les dépenses ne peuvent pas être réduites ou si l’horizon de planification est plus long que prévu.
Le but n’est pas de prédire la séquence exacte. Le but est de voir si le plan dépend d’une séquence favorable.
| Variable | Scénario à tester | Raison |
|---|---|---|
| Ordre des rendements | Rendements faibles pendant les premières années de retraite. | Montre si les retraits du début dépendent fortement d’un départ favorable des marchés. |
| Dépenses | Dépenses essentielles plus élevées que prévu; dépenses discrétionnaires réduites de 10 % à 20 %; coût ponctuel lié à la maison ou à un véhicule. | Montre si le plan dépend du fait que chaque hypothèse de dépenses se réalise exactement comme prévu. |
| Inflation | Plusieurs années d’inflation plus élevée; inflation différente pour le logement, l’alimentation ou les soins de santé par rapport à l’IPC général. | Teste la pression sur le pouvoir d’achat, et non seulement le rendement du portefeuille. |
| Frais | Frais de placement ou de conseil plus élevés que prévu. | Montre comment les rendements nets, et non les rendements bruts, soutiennent les retraits. |
| Longévité | Horizon de planification prolongé de cinq ou dix ans; le cas d’un couple inclut une période de survivant. | Sépare l’espérance de vie d’un horizon de planification. |
| Pensions publiques | Âges de début du RPC/RRQ et de la SV modifiés séparément; interactions avec les prestations vérifiées lorsque pertinentes. | Les âges de début du RPC, du RRQ et de la SV devraient être testés séparément, car chaque programme applique ses propres règles de calendrier. |
| Changement de ménage | Premier décès, changement des prestations de survivant, séparation, rôle d’aidant ou obligation de soutien familial. | Teste si la projection dépend du maintien inchangé de la structure actuelle du ménage. |
Les projections OpenBook devraient rendre ces hypothèses visibles. Un seul scénario de base peut être utile, mais le risque de séquence dépend du parcours. Les comparaisons de scénarios aident à déterminer quelles hypothèses comptent le plus.
(Essayez le calculateur de retraite après avoir examiné les hypothèses afin de comparer des scénarios simplifiés de revenu de retraite.)
Idées reçues courantes
« Le rendement moyen est la seule chose qui compte. » Le rendement moyen compte, mais les retraits rendent le moment des rendements important. Le même ensemble de rendements annuels peut produire des résultats différents lorsque des sorties de trésorerie quittent le portefeuille.
« Le risque de séquence existe de la même façon avant la retraite. » L’ordre des rendements peut influencer l’accumulation, surtout lorsque des cotisations sont versées, mais le mécanisme est différent. Le risque de séquence est le plus directement associé aux retraits d’un portefeuille exposé au marché.
« Une réserve de trésorerie élimine le risque de séquence. » Une réserve peut réduire le besoin de vendre immédiatement des actifs volatils, mais elle n’élimine pas le risque d’inflation, le coût d’opportunité ni la nécessité de décider quand et comment la reconstituer.
« Un revenu plus prévisible règle le problème. » Un revenu prévisible peut réduire les retraits du portefeuille, mais les pensions et les rentes ont leurs propres règles, coûts, modalités de survivant, limites d’indexation et compromis de liquidité.
« Un seul ordre de retraits est toujours le meilleur. » L’ordre des comptes influence les impôts, les prestations, la liquidité et la flexibilité future. La comparaison utile dépend de l’ensemble complet des hypothèses plutôt que d’une règle universelle.
« Une projection favorable prouve que le plan est sûr. » Une projection montre un résultat selon les hypothèses choisies. Elle est plus utile lorsqu’elle est comparée à des scénarios moins favorables de rendements, d’inflation, de dépenses et de longévité.
Conclusion
Le risque de séquence compte parce que les portefeuilles de retraite ont souvent deux rôles à la fois. Ils sont censés rester investis pour la croissance future tout en fournissant des liquidités aujourd’hui.
L’ordre des rendements devient important lorsque les retraits interagissent avec les valeurs de marché. Une séquence faible au début peut retirer des actifs avant qu’ils aient le temps de se rétablir, tandis qu’une séquence plus forte au début peut fournir davantage de marge avant l’arrivée d’années plus faibles. Les mêmes données de rendement à long terme peuvent donc masquer des résultats de flux de trésorerie différents.
Pour les personnes retraitées au Canada, l’exposition dépend de plus que du portefeuille de placements. Le RPC/RRQ, la SV, les régimes de retraite d’employeur, les règles des FERR/FRV, la flexibilité des CELI, le traitement fiscal des comptes non enregistrés et la souplesse des dépenses déterminent tous la pression exercée sur les actifs de marché.
Une projection de retraite solide ne prétend pas connaître la séquence future des rendements. Elle rend les hypothèses visibles, teste des parcours moins favorables et montre comment différentes sources de revenu, règles de compte et dépenses fonctionnent ensemble. Le risque de séquence n’est pas une raison de chercher une réponse parfaite. C’est une raison de comparer les scénarios avec soin.
Points clés
- Le risque de séquence est la possibilité que l’ordre des rendements de placement influence les résultats à la retraite lorsque des flux de trésorerie sont présents.
- Lorsque aucun argent n’est ajouté ou retiré, l’ordre du même ensemble de rendements ne modifie pas la valeur finale.
- Les retraits créent un risque de séquence parce que les actifs retirés pendant des marchés faibles ne peuvent pas participer pleinement aux reprises ultérieures.
- Les années qui précèdent et suivent immédiatement la retraite peuvent être particulièrement sensibles parce que le ménage peut passer des cotisations aux retraits.
- Le risque de séquence est différent du simple fait d’obtenir des rendements moyens plus faibles.
- Le taux de retrait, la souplesse des dépenses, les réserves de trésorerie, la répartition de l’actif, les frais, les impôts, un revenu plus prévisible et les habitudes de révision peuvent tous influencer l’exposition.
- Le revenu de retraite canadien combine souvent pensions publiques, régimes de retraite d’employeur, comptes enregistrés, fonds immobilisés, CELI, placements non enregistrés et rentes.
- Une projection utile teste des rendements faibles au début, une inflation plus élevée, des frais plus élevés, des horizons plus longs et des changements de ménage plutôt que de s’appuyer seulement sur un scénario de base lisse.
- Le risque de séquence ne peut pas être éliminé par un seul produit ou une seule règle d’ordre des comptes.
- Le but est de comprendre comment le système de revenu de retraite se comporte selon différentes hypothèses.