Le risque de séquence signifie que l’ordre des rendements de placement peut compter lorsque des retraits sont effectués. Deux portefeuilles peuvent connaître le même ensemble de rendements annuels sur une période, mais dans un ordre différent. Lorsque de l’argent est retiré en cours de route, le résultat final peut différer parce que les retraits interagissent avec les valeurs de marché.

La distinction essentielle est le flux de trésorerie. S’il n’y a ni cotisations ni retraits, l’ordre des mêmes rendements annuels ne change pas la valeur finale. Le risque de séquence apparaît parce que le portefeuille est utilisé en même temps qu’il demeure investi. Les actifs retirés après de faibles rendements au début ne sont plus disponibles pour participer pleinement à une reprise ultérieure.

Le risque de séquence est généralement le plus visible pendant les années qui précèdent et suivent immédiatement le départ à la retraite. Un recul des marchés avant la retraite peut réduire le portefeuille de départ, tandis qu’un recul peu après le début de la retraite peut combiner des valeurs de marché plus faibles avec des retraits. Cela ne signifie pas que des marchés faibles causent automatiquement l’échec d’un plan de retraite; cela signifie que le moment où les rendements surviennent est une hypothèse qui mérite d’être testée.

Le revenu de retraite au Canada provient souvent d’une combinaison de sources. Le RPC/RRQ, la SV, les régimes de retraite d’employeur et les rentes peuvent réduire la dépendance envers les retraits de placements exposés au marché, tandis que les REER/FERR, les FRV, les CELI et les comptes non enregistrés créent des considérations différentes en matière d’impôt, de liquidité et de règles de compte. La partie des dépenses qui doit être financée par des actifs exposés au marché est habituellement celle qui est la plus exposée au risque de séquence.

Le risque de séquence ne peut pas être éliminé par un seul produit, un seul ordre de comptes ou une règle générale. Il peut être examiné au moyen de leviers de planification comme le taux de retrait, la souplesse des dépenses, les réserves de trésorerie, la répartition de l’actif, les sources de revenu plus stables, l’ordre d’utilisation des comptes et la révision régulière. Une projection utile ne tente pas de prédire la séquence exacte des rendements; elle demande comment le plan se comporte si des rendements faibles surviennent tôt.