Commencer par les dépenses, et non par une cible universelle de portefeuille. La planification du revenu de retraite cherche d'abord à comprendre ce que le ménage prévoit dépenser et comment ce besoin pourrait évoluer. Le plan peut ensuite estimer le revenu après impôt et les ressources nécessaires, puis relier les sources de revenu disponibles : RPC/RRQ, SV, régimes d'employeur, comptes enregistrés, CELI, placements non enregistrés, emploi, revenus locatifs ou intérêts dans une entreprise. Chaque source comporte des règles différentes de versement, d'imposition, de souplesse, de protection contre l'inflation et de risque de placement.
Le flux de trésorerie après impôt et le pouvoir d'achat comptent plus que le revenu brut seul. Le revenu de pension, les prestations publiques et les retraits peuvent influencer l'impôt et certains programmes fondés sur le revenu; une projection utile distingue donc le revenu brut, le revenu imposable, l'impôt à payer et le flux de trésorerie après impôt. L'inflation modifie ensuite ce que ce revenu peut acheter, de sorte que la projection doit utiliser une base cohérente -- dollars d'aujourd'hui ou dollars futurs -- pour la croissance des dépenses, l'indexation des revenus et les rendements des placements.
Les projections de retraite sont des outils de planification, pas des prédictions. Les rendements, leur ordre d'apparition et la longévité influencent la durée pendant laquelle les actifs flexibles peuvent soutenir les dépenses, tandis que les compromis liés au moment de la retraite, au mode de vie, à la certitude, à la souplesse et à l'héritage font qu'il existe rarement une seule bonne réponse. La valeur d'une projection est de rendre les hypothèses visibles et de comparer les scénarios sur une base cohérente.
Table des matières
- Introduction
- La planification de la retraite est avant tout une planification du revenu
- Les dépenses orientent le plan
- Le revenu de retraite provient généralement de plusieurs sources
- Le pouvoir d'achat après impôt compte
- L'inflation change la valeur des dollars futurs
- Rendements des placements, risque de séquence et longévité
- La planification de la retraite comporte des compromis
- Construire une projection de retraite
- Les projections de retraite sont des outils de planification, pas des prédictions
- Conclusion
- Points à retenir
Introduction
La planification de la retraite est fondamentalement un exercice de planification du revenu. Elle ne commence pas par une valeur cible de portefeuille, mais par les dépenses que le ménage souhaite pouvoir soutenir. Il est compréhensible de se demander si 500 000 $ ou 1 million de dollars suffisent, mais un solde n'a de sens qu'en fonction des dépenses, des autres revenus, de l'impôt et de la durée pendant laquelle les ressources pourraient être nécessaires.
Une pension, une prestation publique ou un compte de placement a de la valeur en raison du pouvoir d'achat qu'il peut procurer. Le travail de planification consiste donc à relier les ressources au revenu, le revenu au flux de trésorerie après impôt et ce flux de trésorerie aux priorités du ménage.
Cette relation doit être examinée sur une période incertaine. L'inflation, les rendements des placements, la longévité, les règles fiscales et la situation personnelle peuvent tous changer. La planification de la retraite n'est donc pas un exercice visant à prévoir l'avenir avec précision. Il s'agit plutôt de se préparer : déterminer ce qui est connu, préciser ce qui doit être supposé et comprendre comment différentes hypothèses modifient le résultat.
Cet article constitue le point de départ du parcours éducatif d'OpenBook sur la retraite. Il suit l'ensemble de la démarche : dépenses, sources de revenus, impôt, inflation, risque de placement et risque de longévité, compromis et projection. Les articles spécialisés qui suivent approfondissent chacun de ces concepts.
La planification de la retraite est avant tout une planification du revenu
La planification de l'accumulation et celle du revenu de retraite posent des questions différentes. Pendant les années d'accumulation, l'attention porte souvent sur le montant qui peut être épargné et sur la croissance possible de cette épargne. À la retraite, elle se déplace vers la façon dont les ressources disponibles peuvent soutenir les dépenses au fil du temps.
Un ménage disposant d'un portefeuille de 700 000 $ peut connaître une retraite viable si ses dépenses sont modestes et qu'un revenu stable couvre une part importante de ses besoins. Un autre ménage possédant un portefeuille de 2 millions de dollars peut subir davantage de pression si ses dépenses sont beaucoup plus élevées, si la retraite commence plus tôt ou si le portefeuille doit soutenir plus de personnes pendant plus longtemps.
La relation pertinente ne se limite donc pas à la valeur du portefeuille. Elle englobe les dépenses, le revenu stable, les actifs flexibles, l'impôt, l'inflation et l'horizon de planification.
La planification de l'accumulation demande : Combien peut-on épargner et investir?
La planification du revenu de retraite demande : Comment les ressources disponibles peuvent-elles soutenir les dépenses, et comment cette relation pourrait-elle évoluer?
Cette distinction transforme le processus de planification. Elle déplace l'attention d'une cible universelle vers les besoins réels de trésorerie du ménage, et d'un solde unique vers la durabilité, le traitement fiscal et la souplesse des ressources disponibles. L'étape suivante consiste donc à définir les dépenses que le plan devra soutenir.
Les dépenses orientent le plan
La planification de la retraite commence par les dépenses, puisque celles-ci déterminent le revenu que le plan doit soutenir. Une séquence utile est la suivante :
Besoins de dépenses → besoins de revenu après impôt → besoins de ressources
Commencer par les actifs et demander si la retraite est possible peut mener à une réponse vague. Commencer par les dépenses rend la question plus concrète. La projection peut ensuite déterminer quelle part des dépenses pourrait être couverte par un revenu stable et quelle part devra peut-être provenir de l'épargne, des placements ou du travail.
Les dépenses ne sont pas toujours constantes. Les frais liés à l'emploi et les cotisations d'épargne-retraite peuvent diminuer, tandis que les voyages, les loisirs, l'entretien du domicile, les soins de santé ou l'aide à la famille peuvent augmenter. Les coûts de logement peuvent changer lorsqu'un prêt hypothécaire est remboursé, qu'une maison est rénovée ou qu'un déménagement a lieu. Des dépenses ponctuelles importantes peuvent aussi créer une pression temporaire même lorsque les dépenses annuelles habituelles demeurent stables.
Pour cette raison, un taux de remplacement unique - par exemple un pourcentage du revenu avant la retraite - peut constituer un point de départ utile, mais pas une estimation complète des dépenses. Deux ménages ayant le même revenu d'emploi peuvent avoir des besoins de retraite très différents en raison de leur logement, de leurs dettes, de leurs obligations familiales et de leurs priorités de vie.
Une projection plus informative distingue les dépenses essentielles des dépenses flexibles, identifie les coûts ponctuels importants et précise si la cible est avant ou après impôt et exprimée en dollars d'aujourd'hui ou en dollars futurs. L'article De quel revenu de retraite a-t-on besoin? approfondit la question des dépenses. Une fois le besoin défini, le plan peut recenser les sources de revenus disponibles.
Le revenu de retraite provient généralement de plusieurs sources
Le revenu de retraite provient généralement d'une combinaison de pensions publiques, de régimes de retraite d'employeur, d'épargne personnelle et d'autres revenus. Le montant disponible compte, mais les caractéristiques de chaque source comptent tout autant.
Certaines sources sont relativement stables et se poursuivent toute la vie. D'autres dépendent du rendement des marchés, des soldes de comptes ou de la poursuite du travail. Certaines sont imposables, tandis que d'autres permettent des retraits non imposables. Certaines sont indexées à l'inflation; d'autres demeurent fixes. Certaines peuvent être ajustées d'une année à l'autre, tandis que d'autres suivent un calendrier établi.
| Source de revenu | Rôle possible dans la planification | Points à examiner |
|---|---|---|
| RPC/RRQ et SV | Revenu public de retraite | Admissibilité, date de début des versements, imposition, indexation et interactions entre les prestations |
| Régime de retraite d'employeur | Revenu de pension régulier | Indexation, prestations de survivant, date de début et modalités propres au régime |
| REER/FERR | Épargne enregistrée et retraits flexibles | Retraits imposables, retraits minimaux obligatoires du FERR, risque de placement et moment des retraits |
| CELI | Retraits flexibles non imposables | Solde disponible, droits de cotisation, moment où les droits sont rétablis et risque de placement |
| Placements non enregistrés | Épargne flexible et revenu de placement | Intérêts, dividendes, gains en capital, prix de base rajusté et risque de marché |
| Revenu d'emploi, de location ou d'entreprise | Revenu supplémentaire ou de transition | Variabilité, imposition, charge de travail et continuité |
Une personne qui compte surtout sur un régime de retraite à prestations déterminées peut faire face à une combinaison de risques différente de celle d'une personne qui dépend principalement de retraits de placements. Leur revenu actuel peut être semblable, mais la stabilité, la souplesse, le traitement fiscal et le pouvoir d'achat futur de ce revenu peuvent différer considérablement.
Comprendre la provenance de chaque dollar empêche une projection de traiter tous les revenus comme s'ils étaient interchangeables. Les articles Notions de base sur le RPC/RRQ - fonctionnement des prestations et Notions de base sur la Sécurité de la vieillesse (SV) examinent les pensions publiques plus en détail. La question suivante consiste à déterminer quelle part de chaque source reste disponible après impôt.
Le pouvoir d'achat après impôt compte
Les dépenses à la retraite sont financées par le flux de trésorerie après impôt, et non par le revenu brut. Une projection qui ne présente que le revenu brut peut donc surestimer le montant disponible pour les dépenses courantes.
Le RPC/RRQ, la SV, les régimes de retraite d'employeur, les retraits de REER et de FERR, les intérêts, les revenus locatifs et de nombreux autres montants peuvent être imposables. Les retraits d'un CELI ne sont généralement pas imposables. Les placements non enregistrés peuvent produire différentes formes de revenu imposable, notamment des intérêts, des dividendes et des gains en capital imposables, qui peuvent chacun recevoir un traitement différent.
(Essayez le calculateur canadien d'impôt des particuliers pour estimer l'impôt fédéral et provincial ou territorial à partir du revenu imposable.)
Le revenu peut aussi interagir avec les prestations publiques et les règles fiscales. Par exemple, un revenu plus élevé peut influer sur l'impôt de récupération de la SV, tandis que les prestations fondées sur le revenu, comme le Supplément de revenu garanti, suivent leurs propres règles. Ces interactions expliquent en partie pourquoi deux ménages ayant le même revenu brut peuvent disposer d'un pouvoir d'achat différent.
Un exemple simple illustre la différence entre le besoin de dépenses et le besoin de retrait brut :
| Donnée illustrative | Montant |
|---|---|
| Dépenses annuelles souhaitées après impôt | 60 000 $ |
| Revenu après impôt prévu provenant des pensions et des prestations publiques | 38 000 $ |
| Besoin annuel de dépenses restant | 22 000 $ |
Les 22 000 $ restants constituent un besoin de trésorerie après impôt. Le montant retiré devrait généralement être de 22 000 $ ou plus, selon les effets fiscaux et les effets sur les prestations. Le montant inclus dans le revenu imposable peut différer du montant retiré : un retrait d'un CELI n'est généralement pas imposable, tandis qu'un retrait d'un FERR est imposable lorsqu'il est reçu. L'exemple est simplifié et vise uniquement à montrer pourquoi la source du revenu importe.
Une projection utile doit donc distinguer le revenu brut, le revenu imposable, l'impôt à payer et le flux de trésorerie après impôt. Ces montants sont liés, mais ils ne sont pas interchangeables. Une fois le pouvoir d'achat mesuré, le plan doit se demander s'il peut être maintenu à mesure que les prix évoluent.
L'inflation change la valeur des dollars futurs
L'inflation réduit le pouvoir d'achat. Un montant de revenu qui paraît confortable aujourd'hui peut soutenir moins de dépenses plusieurs années plus tard si les prix augmentent alors que le revenu demeure fixe.
La durée souvent longue de la retraite rend cet effet plus important. Même une inflation modérée peut modifier sensiblement le coût du logement, de l'alimentation, du transport, des soins de santé et d'autres dépenses sur plusieurs décennies. Comme l'effet s'accumule graduellement, il peut être moins visible qu'une chute soudaine des marchés, même si son incidence à long terme peut être importante.
(Essayez le calculateur d'impact de l'inflation pour estimer un coût futur à partir d'un montant actuel et d'une hypothèse d'inflation.)
Les projections de retraite utilisent généralement l'une des deux conventions monétaires suivantes :
- Dollars d'aujourd'hui : les montants futurs sont exprimés selon le pouvoir d'achat actuel.
- Dollars futurs ou nominaux : les montants futurs tiennent compte de l'inflation supposée et sont exprimés dans les dollars prévus à ce moment.
Les deux conventions peuvent être utiles, mais la projection doit les appliquer de façon cohérente. Une cible de dépenses exprimée en dollars d'aujourd'hui ne doit pas être comparée directement à un revenu nominal futur sans rajustement. Les hypothèses de rendement doivent aussi être interprétées de façon cohérente : un rendement nominal est exprimé avant rajustement pour l'inflation, tandis qu'un rendement réel est exprimé après ce rajustement.
Les différentes sources de revenus peuvent réagir différemment à l'inflation. Certaines pensions ou prestations publiques peuvent être indexées, tandis que d'autres montants demeurent fixes. Les dépenses du ménage peuvent aussi augmenter à un rythme différent de celui d'un indice général des prix à la consommation. Les articles Pourquoi l'inflation compte dans la planification de la retraite et Rendements réels et nominaux des placements approfondissent ces notions. La question suivante est de savoir comment les placements se comportent pendant que des retraits sont effectués.
Rendements des placements, risque de séquence et longévité
Lorsqu'un plan de retraite repose sur des retraits de placements, le rendement moyen ne constitue qu'une partie de l'histoire. Le moment où les rendements se produisent peut aussi avoir de l'importance.
Une période de faibles rendements au début de la retraite peut exercer une pression accrue sur un portefeuille, puisque les retraits se poursuivent alors que sa valeur diminue. C'est ce qu'on appelle couramment le risque lié à la séquence des rendements. Deux portefeuilles ayant le même rendement moyen à long terme peuvent produire des résultats différents si l'ordre des rendements annuels diffère.
Les frais, la répartition de l'actif, la volatilité des marchés et le moment des cotisations ou des retraits peuvent aussi influer sur les résultats. Une projection qui suppose un rendement annuel constant est utile pour illustrer les relations, mais elle ne reproduit pas le parcours irrégulier des marchés réels.
La longévité crée une incertitude connexe. Un horizon de planification plus long signifie qu'il faut financer les dépenses pendant davantage d'années et laisse plus de temps à l'inflation pour se composer; les ressources peuvent donc devoir durer plus longtemps. Un horizon plus court peut produire un résultat différent, mais la longévité n'est pas connue à l'avance.
Tester une gamme d'hypothèses de rendement, d'inflation et de longévité est généralement plus informatif que de s'appuyer sur un seul scénario favorable. Les articles Comprendre la viabilité des dépenses à la retraite, Comprendre les taux de retrait prudents et Le risque lié à la séquence des rendements au début de la retraite approfondissent les mécanismes. Au niveau fondamental, l'incertitude crée des compromis plutôt qu'une voie unique et correcte.
La planification de la retraite comporte des compromis
La planification de la retraite produit rarement une réponse parfaite, puisque la plupart des choix influent sur plus d'un objectif.
- Prendre sa retraite plus tôt peut réduire le nombre d'années disponibles pour épargner et augmenter le nombre d'années pendant lesquelles les ressources doivent soutenir les dépenses.
- Reporter le RPC, le RRQ ou la SV peut augmenter le revenu mensuel futur selon les règles propres à chaque programme, mais réduit aussi le revenu pendant la période de report.
- Des dépenses plus élevées peuvent améliorer le mode de vie actuel, mais exercer davantage de pression sur les ressources futures.
- Rechercher une plus grande certitude de revenu peut réduire la souplesse ou l'exposition à la croissance future des marchés.
- Préserver des liquidités peut offrir de la souplesse, mais aussi modifier le revenu attendu ou les résultats de placement.
- Laisser un héritage plus important peut réduire le montant disponible pour les dépenses à la retraite.
Ces compromis ne constituent pas des défauts du plan. Ils sont précisément la raison pour laquelle le plan est utile. Des ménages disposant de ressources financières semblables peuvent parvenir à des conclusions différentes parce qu'ils accordent une importance différente au mode de vie, à la certitude, à la souplesse, à l'aide familiale et à l'héritage.
Le travail de planification ne consiste pas à trouver une réponse universellement correcte. Il vise à rendre les conséquences des choix possibles suffisamment visibles pour que les différences puissent être comprises. Une projection de retraite transforme ces compromis en scénarios comparables en appliquant une structure cohérente à chaque ensemble d'hypothèses.
Construire une projection de retraite
Une projection de retraite devient plus facile à interpréter lorsque le calcul suit une séquence claire :
Définir l'objectif de dépenses. Préciser le montant, s'il est avant ou après impôt et s'il est exprimé en dollars d'aujourd'hui ou en dollars futurs.
Recenser chaque source de revenu. Inscrire le montant, la date de début, le traitement fiscal, l'indexation, la durée et toute hypothèse d'admissibilité pertinente.
Séparer les revenus relativement stables des retraits flexibles. Cela indique quelle part des dépenses peut dépendre d'actifs liés aux marchés ou de retraits discrétionnaires.
Estimer l'impôt et les interactions avec les prestations. Distinguer le revenu brut, le revenu imposable et le flux de trésorerie après impôt.
Préciser les hypothèses d'inflation, de rendement, de frais et de longévité. Appliquer la convention monétaire de façon cohérente.
Tester d'autres scénarios. Modifier une ou deux hypothèses à la fois afin que la raison de l'écart demeure visible.
Réexaminer la projection périodiquement. Les soldes de comptes, les dépenses, les règles fiscales, les prestations et les priorités personnelles peuvent changer.
Il est également utile de distinguer les faits des hypothèses. L'âge actuel, les soldes de comptes, les dettes, les relevés de pension et les dépenses récentes peuvent être raisonnablement observables. L'inflation future, les rendements, la longévité, l'évolution des dépenses et les règles fiscales sont des hypothèses. Une projection claire ne dissimule pas cette distinction.
Cette séquence empêche qu'un résultat d'apparence précise soit confondu avec une certitude. Elle facilite aussi la mise à jour du modèle lorsqu'une donnée change.
Les projections de retraite sont des outils de planification, pas des prédictions
Toute projection de retraite est un modèle. Elle utilise des données et des hypothèses choisies pour montrer ce qui pourrait se produire si ces hypothèses se réalisent. Elle ne connaît pas l'avenir.
Une projection qui indique que les dépenses sont soutenues selon un ensemble d'hypothèses peut montrer un manque à gagner selon un autre. Aucun résultat n'est automatiquement exact ou inexact. L'écart révèle les hypothèses qui comptent et le degré de sensibilité possible du résultat.
Les résultats utiles d'une projection peuvent comprendre :
- le revenu après impôt et les dépenses par année;
- le revenu par source et par date de début;
- les retraits prévus par compte;
- l'impôt estimatif et les interactions avec les prestations;
- les soldes de comptes projetés;
- les années présentant un excédent ou un manque à gagner; et
- la sensibilité aux changements de dépenses, d'inflation, de rendements, d'âge de retraite ou de longévité.
La projection elle-même n'est pas le résultat le plus important. Le résultat le plus important est la compréhension qu'elle procure : ce que le modèle suppose, les relations et compromis qu'il rend visibles, ce qu'il exclut et la façon dont le résultat change lorsque les hypothèses changent.
Conclusion
La planification de la retraite ne consiste pas à chercher une réponse universellement correcte. Elle vise à comprendre les relations entre les dépenses, les sources de revenus, l'impôt, l'inflation, les rendements des placements, la longévité et les priorités personnelles.
Ces relations continuent d'évoluer pendant toute la retraite. Un choix qui augmente le revenu plus tard peut réduire le revenu aujourd'hui. Une plus grande certitude peut réduire la souplesse. Une modification des dépenses peut changer l'impôt, les retraits et le montant qui reste pour les années futures ou pour un héritage.
Une projection de retraite est utile parce qu'elle rend ces relations et ces hypothèses visibles. Son rôle n'est pas de prédire un seul avenir, mais de comparer des scénarios sur une base cohérente et d'aider les lecteurs à comprendre pourquoi des hypothèses différentes produisent des résultats différents.
Points à retenir
- La planification du revenu de retraite commence par les dépenses et par le revenu après impôt nécessaire pour les soutenir.
- Les sources de revenus de retraite diffèrent quant au moment des versements, à l'imposition, à la souplesse, à la protection contre l'inflation et au risque de placement.
- L'impôt détermine quelle part du revenu brut devient un flux de trésorerie disponible.
- L'inflation modifie le pouvoir d'achat et doit être traitée de façon cohérente dans une projection.
- Les rendements des placements, le risque lié à leur séquence et la longévité influent sur la période pendant laquelle les ressources peuvent soutenir les dépenses.
- Les décisions de retraite comportent des compromis entre le moment, les dépenses, la certitude, la souplesse et l'héritage.
- Les relations entre les données de planification comptent davantage qu'une cible de portefeuille ou qu'un résultat projeté pris isolément.
- Les projections de retraite sont des outils de comparaison, et non des garanties. Leur utilité dépend d'hypothèses visibles et réalistes.