Commencer par les dépenses, et non par une cible universelle de portefeuille. La planification du revenu de retraite cherche d'abord à comprendre ce que le ménage prévoit dépenser et comment ce besoin pourrait évoluer. Le plan peut ensuite estimer le revenu après impôt et les ressources nécessaires, puis relier les sources de revenu disponibles : RPC/RRQ, SV, régimes d'employeur, comptes enregistrés, CELI, placements non enregistrés, emploi, revenus locatifs ou intérêts dans une entreprise. Chaque source comporte des règles différentes de versement, d'imposition, de souplesse, de protection contre l'inflation et de risque de placement.

Le flux de trésorerie après impôt et le pouvoir d'achat comptent plus que le revenu brut seul. Le revenu de pension, les prestations publiques et les retraits peuvent influencer l'impôt et certains programmes fondés sur le revenu; une projection utile distingue donc le revenu brut, le revenu imposable, l'impôt à payer et le flux de trésorerie après impôt. L'inflation modifie ensuite ce que ce revenu peut acheter, de sorte que la projection doit utiliser une base cohérente -- dollars d'aujourd'hui ou dollars futurs -- pour la croissance des dépenses, l'indexation des revenus et les rendements des placements.

Les projections de retraite sont des outils de planification, pas des prédictions. Les rendements, leur ordre d'apparition et la longévité influencent la durée pendant laquelle les actifs flexibles peuvent soutenir les dépenses, tandis que les compromis liés au moment de la retraite, au mode de vie, à la certitude, à la souplesse et à l'héritage font qu'il existe rarement une seule bonne réponse. La valeur d'une projection est de rendre les hypothèses visibles et de comparer les scénarios sur une base cohérente.